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Les Grès du Maine

De retour à Durtal vers 1960-1961, Joël Baudouin est un des premiers à relancer les carreaux et calissons en grès de haute gamme aux Rairies, où les artisans briquetiers avaient renoncé au carrelage après la guerre. La marque « Les Grès du Maine » est baptisée par Jean-Michel Carré.

L’entreprise connaît un développement fulgurant : 40 ouvriers à la production, 23 représentants, des carreaux exportés à l’international — notamment en Allemagne et en Suisse. Les gammes se déclinent en dizaines de références : Week-end, Sienne, Wallis, Arafine, Moustier, Séville, Durtal Petites Fleurs, Durtal Chaumière, Noumea, Flammes Pinèdes, Grande Chaumière…

La crise de 1982 aura raison de l’entreprise malgré son succès commercial.

Jean-Michel Carré, qui avait baptisé la marque « Les Grès du Maine » et soutenu l’entreprise dès ses débuts, joue également un rôle central dans l’histoire de Roger Capron — céramiste de Vallauris que Joël Baudouin avait côtoyé dans les années 1950. Capron dépose lui aussi le bilan en 1982, la même année, et perd l’usage de son propre nom commercial au profit de Carré. Ces trajectoires parallèles témoignent des fragilités structurelles de la céramique artisanale française face aux crises économiques des années 1980.

Le documentaire réalisé par Lambert Capron, petit-fils de Roger, éclaire remarquablement ce contexte : voir le film sur YouTube.

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Pages du catalogue des Grès du Maine, présentées sur un stand de la Foire de Paris au début des années 1970.